Taxi Man party

Quand on a envie de s’amuser encore un peu et qu’on est déjà dans un taxi pour rentrer calmement chez soi, eh bien tout peut encore arriver pour peu qu’on en parle à son chauffeur.

Taxis de nuit, voyons comment sont ces gens, …?

Retour de fête, place Maubert, 3h du matin, plein de taxis, mais aucun pour 4. Tant pis, je saute sur le premier venu comme une seule femme, laissant mes compatriotes du XVIIIème arrondissement ranger leur viande dans un autre charriot.

Chemin faisant, on entame le bout de gras avec le Taxi Man. Je ne sais pas comment on amène la conversation sur la consommation d’un dernier splif avant de rentrer.
Peut-être parce que je lui ai parlé d’un de mes lointains souvenirs de taxi marocain. Mais c’est une autre histoire.
Bref, ça tombe bien, le Taxi Man veut faire une pause, tandis qu’on arrive devant chez moi.
Seul hic, il ne peut pas rester en stationnement pendant qu’il roule.

Hé, oui, j’aurais dû m’en douter, c’est tout à fait cohérent pour quelqu’un qui passe son temps en voiture. Trop de risque d’attirer les condés à mauvais essieu.

Du coup, on décide de faire un tour de pâté de maison le temps d’accomplir ce forfait. Je lui paie la course jusqu’à chez moi, il laisse le compteur allumé, et on embarque pour la tournée du quartier.

Arrivés à gare du Nord, le splif est dans la boîte à gant.
Il me propose qu’on aille se boire un verre.
OK. On prend 2 cafés à la Maison blanche. Bizarrement, aucune table ovale dans ce décor.
“Ah bah, oui, mais à cette heure, c’est forcément des doubles”, nous dit le serveur, blasé. OK pour 2 doubles cafés qui valent à peu près le prix d’un double scotch sans glace, en Antarctique.

gare du Nord

En voiture Simone, on repart. J’allume le cône, je vois monter le compteur à 25 € et le mien qui commence aussi sérieusement à douiller sous l’effet de serre.

Après quelques montées sur les multiples dos d’âne de ma rue, on se retrouve de nouveau devant chez moi. Le splif est mort et avant d’agoniser à mon tour, je prends le numéro de téléphone du Taxi Man. On ne sait jamais, au cas où j’ai besoin d’un taxi spécialement ? Je le remercie précipitamment pour cette virée, il me reste très peu d’autonomie de batterie.

Arrivée chez moi, je manque de m’endormir à même le sol. Dans ma fatigue, je fais une espèce de mue de vêtements en tout genre sur le parquet et je termine miraculeusement au bout du couloir, dans un grand lit moelleux.

Je bats mon record mensuel de durée de sommeil. Ca y est, je me détends enfin ! Merci Taxi Man !

2 réponses à “Taxi Man party”

  1. Wazo a écrit :

    tu me files le numéro du tacot ;-)

  2. marina a écrit :

    Elles sont supers tes histoires.
    Au maroc on n’a pas eu de TAXI SPLIF
    dommage…

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