Millésime 5/5
Epilogue :
…
En fait, je crois que je lui avais parlé un peu avant, au cours de la soirée, près d’une porte de secours. On a parfois la mémoire en grand-huit. Je fumais des trucs avec quelques types débiles et ennuyeux juste à côté, et lui, il avait l’air de travailler. Nos bruits et l’odeur de nos festivités ne l’amusaient pas.
Enfin, je l’ai fantasmé ce soir-là.
A ce moment, je l’imaginais, Africain habitué aux odeurs de sa ville natale, récemment arrivé dans une décadence européenne amorale et j’en foutiste.
Hum, … pardon… !
…
J’ai fini par l’attirer dans la rue, il a repassé le miroir de la porte cochère.
Je suis revenue à une réalité moins surréaliste.
Je me suis couchée comme on coule à pic.
Je me suis réveillée avec une gueule de bois troisième millésimaire.
Outch !