Millésime 2/5
Acte 2 :
Soudain, il s’est bien écoulé deux bonnes heures au rythme de mes engourdissements.
Je recouvre suffisamment de forces pour songer à m’extirper des lieux.
Patiente, j’avais attendu ce moment où j’allais pouvoir tenir debout sans trop éveiller les soupçons des clubbers de la dernière chance.
A six ou sept heures, ils n’étaient plus qu’une poignée, solide mais ferme, en train de passer la loque. Quant à moi, j’avais l’opportunité de me fondre dans la masse.
Cela dit, j’avais un problème de taille à résoudre, en la personne de mon manteau.
Au cours de la soirée, trop d’affluence et de zibelines avaient provoqué un effondrement du vestiaire – on se sent moins seule…
J’avais donc négligemment déposé mes affaires dans un coin du 1er étage, mon manteau par-dessus mon sac. Caramba, il ne restait plus que mon sac, au dit endroit.
La seule chose précieuse que j’espérais y trouver pour reposer en paix, c’était mon trousseau de clés. Il y était.
Manquait tout de même le manteau, c’était ennuyeux, même si je n’étais qu’à environ 50 mètres à pied, la soirée de la saint Sylvestre est rarement la plus chaude de l’année, surtout dans un état de fatigue avancée.
Par chance, mon ami était revenu « tout seul » au vestiaire, et d’ailleurs, il n’avait plus beaucoup de congénères pour lui faire la conversation. Cependant, il n’avait pas l’air de s’en plaindre.
