Millésime 1/5

Il était une fois une soirée de réveillon parfaitement déraisonnable.

Brève description.

Me voici de mon plein gré à une soirée regroupant quelques centaines de personnes, à l’aube d’une année paire, peu importe laquelle, avec moult boissons à volonté, pléthore d’excès qui vous tentent des bras jusqu’aux lèvres.

Voyons comment sont ces gens - et moi, dans le miroir ?

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Acte 1 :
L’open bar a rapidement eu raison de ma sobriété, mais pas assez pour que je refuse le calumet, alors que l’heure était décidément très avancée.
C’était là ma faiblesse.
A la différence du Titanic, je n’ai pas eu besoin de chavirer pendant des heures. J’ai juste senti une poussée démesurée m’emmener sur les chemins du soldat inconnu.
Pas de détails, vous voyez bien de quel pot-aux-roses il s’agit.
Comme ne dit pas le feuilleton, les poivrots se cachent pour vomir.

Un providentiel fauteuil siégeait dans les toilettes des femmes, ce qui me permit de m’isoler dans un lieu hautement stratégique. Je gardais l’idée du confort ajouté à une certaine dignité, je sauvais les apparences, malgré un chaos intérieur indescriptible.

A 4 heures passées, la population susceptible de me faire concurrence sur les lieux avait considérablement décru. Il n’y avait donc plus aucun stress de trouver porte close. Je fis donc ma petite affaire entre deux sommeils bien mérités…

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